Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 07:58

2-masque-no

 

3932-6251-large

57796

 

 

Cordial salut à vous!

Vous fûtes des auditeurs intelligents et sensibles, MERCI!

Voici le support, en ".pdf", à méditer (attention, document "lourd" -5Mo-.....) MOI MOI

 

 

ARGUMENTUM:


 

 

Des parents parlent de leur enfant, le définissent comme un peu « timide », pas très sociable, voire un peu terne... Et on le voit hilare, actif et épanoui, avec ses copains lors d'un entraînement de rugby: cette publicité est symptomatique de la capacités des enfants à explorer plusieurs personnages et.... des parents à se tromper!

Comment, à travers ces divers « rôles », élaborer son propre « Moi », comment ne pas se fourvoyer en s'arrêtant à UN personnage, comment être sûr -autant que faire se peut- de qui on est? La conférence tentera de donner quelques pistes de réflexion, en insistant sur ce qui est source de souffrance, voire de pathologie.

D'abord fusionnel avec sa mère (perceptions sensorielles, émotions), l'enfant « objet » devient -partiellement- « sujet » en percevant l'absence: c'est cette frustration qui va amener à la formation lente d'une Identité, avec l'élaboration de consolations personnelles (« dodo ») et l'apprentissage des FRONTIÈRES  (« jour/nuit », « fusion/solitude », « agitation/calme », « jeu/sérieux », puis, plus tard, « public/privé », « Bien/Mal », « Licite/Illicite »...). Parfois les parents, culpabilisés par les pleurs et le supposé « chagrin », sont flous dans l'instauration de ces frontières, avec des conséquences pénibles (enfant « fusionnel », incapacité à développer son Imaginaire pour évacuer l'ennui, consommation de jouets en brèves séquences, enfant-roi, etc...).

Plus tard, l'enfant, encore bien évidemment « objet » à éduquer, va expérimenter en tant que « sujet pas encore autonome » plusieurs types de « je », personnages opportunistes correspondant aux diverses situations: il va falloir donner des gages aux parents, aux professeurs, aux copains, changer de rôle dix fois par jour, en ne sachant pas vraiment à quel moment le « vrai Moi » est là. Si le doute persiste, si l'écart entre le personnage officiel (« Mon fils est timide », « cet élève est paresseux ») et le Moi encore flou est grand, l'adolescent peut être tenté par l'extrême douleur, le risque, pour enfin exister...

Tâchons donc de ne pas enfermer les enfants dans un « FAUX SELF », laissons les expérimenter des personnages, sans être dupes, tout en répétant que l'adolescence, c'est du changement, de la mue, de la quête... Donnons des règles nettes, la culture qui permet de faire le deuil des insatisfactions, tâchons enfin d'assurer les conditions d'un Futur enthousiasmant. Sachons aussi, parfois, nous taire: les adultes ont parfois tort d'avoir raison!

 

 

Published by taneb
commenter cet article
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 07:52

Salut à toutes et tous,

Voici la boîte à outils adéquate.... ordre flou2 ordre flou2

Usez-en comme d'une check list...

 

Voici, en outre, un "mémo" synthétique sur "la" réunion-type... RéunionDuJeudi2 RéunionDuJeudi2

 

AMUSEZ VOUS BIEN

Published by taneb
commenter cet article
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 18:54

Ici, la version ".pdf" de la présentation: DynamiqueGroupe-copie-1 DynamiqueGroupe-copie-1

 

Ces problématiques  induisent  des résistances, as usual:

 

1) difficulté à admettre que notre comportement est grandement "agi" par la structure même du groupe

 

2) difficulté à de défaire de l'illusion : "je suis comme ceci, c'est MON caractère"

 

3) difficulté à changer de "posture", puisqu'elle est confondue avec un supposé "caractère"

 

4) difficulté à penser une stratégie qui mène à changer de "posture", en fonction du rapport de force

 

5) difficulté à échapper aux "IMAGOS" sociales ("masculinité", "féminité")

 

6) difficulté à analyser son propre langage (narcissisant? destructeur? +... les 6 fonctions jakobsoniennes...)

 

7) difficulté à cliver son discours en "discours postural" et "discours "OFF")

 

8) ....

Published by taneb
commenter cet article
17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 14:04

 

Plusieurs familles « entendent » mal les régressions de leurs enfants -propreté remise en question, conduites alimentaires « sales », gestuel & langage déconstruits, etc...- et s'en inquiètent.

Une analyse plus détaillée est disponible dans le document « pré-ado », qui explique la nécessaire régression pour une reconstruction de l'appareil psychique, cependant pour le confort (!) parental, voici une stratégie pour empêcher que l'enfant ne s'enkyste dans une posture sans pouvoir en changer...

 

L'objectif est de permettre à l'enfant de "cliver" ce qu'il vit en DEUX "postures" (et donc DEUX langages, DEUX ensembles de rituels):

 

- la situation "RÉELLE", celle de l'école, de son âge, des relations avec les autres: le code, aussi complexe que les langages adultes, reste souvent énigmatique pour les adultes, alors que pour un enfant/pré-ado/ado la conscience de l'IMPAIR est parfaitement claire, et... angoissante si les conceptions, les goûts parentaux sont trop impérialistes (cf. la honte ô combien toxique quand « on » vous force à porter un gilet, un corsage, des chaussures « hors d'âge »...)

 

- la situation "SYMBOLIQUE", qui donne corps à son Imaginaire dans le monde familial: les parents peuvent accepter la phase régressive, en la limitant dans l'espace et le temps, et EN DISANT CLAIREMENT QUE C'EST DU JEU, "POUR DE SEMBLANT", "POUR DE FAUX".

 

 

Exemple: « tu es fatigué(e)? OK, on va jouer le bébé! » :la mère prend alors une attitude de « mère de bébé » : "On dirait que tu redeviens un moment bébé et moi maman de toi bébé!":la théâtralité, surjouée par la maman et l'enfant, VA OEUVRER COMME CATHARSIS, et en général l'enfant une fois bien régressé dans des moments spécifiques répétés .... se lasse de ce "sur-jouage" et passe à autre chose...

 

 

Pour mémoire, c'est le même processus qui permet aussi à un enfant de "dépasser" une phase agressive (par rapport à la Mère, le Père, un cadet, etc....) c'est ce que l'on nomme l'élaboration du champ symbolique.

De même, jouer à la dînette, "faire comme si", ""pour de faux": cela fonctionne si les limites d'entrée et de sortie de cet espace ""théâtralisé" sont NETTES (on joue.... & on arrête de jouer).

 

N.B. Le même « surjouage » peut permettre de réguler les conflits conjugaux, voire... sociaux; dans cette optique, les « mises en scènes » des grèves, des manifestations participent sans doute de rituels symboliques... sauf quant une blessure ou une mort viennent rappeler que le RÉEL peut faire irruption au coeur même du SYMBOLIQUE. Les manifestations de 68, avec des étudiants plutôt « joueurs » et des CRS conscients de Charonne (morts réels en 62!), n'ont pas donné lieu à des blessures graves: les manifestations actuelles, les types d'armement et d'affrontement, restent flous quant au «rituel théâtralisé » et à l'affrontement «réel »

PS le dernier point, caricatural, sera prochainement précisé et éclairé...

 

 

 

 

Published by taneb
commenter cet article
28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 21:00
Published by taneb
commenter cet article
2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 17:29

Support  ".pdf" (2ème version...) d'une conférence à des parents et professionnels de la petite enfance.

PetiteEnfance PetiteEnfance

 

AUTRE VERSION, à destination de PROFESSIONNELS DE LA PETITE ENFANCE: des ajouts, et un point de vue plus "institutionnel": PetiteEnfancePRO PetiteEnfancePRO

 

 


Argumentum:

Qu'en est-il de la "communication" de la Loi, entre le monde adulte et le monde de l'enfance?


QU'EN DIT LE MYTHE?

Actéon transgresse plusieurs "LOIS" :

- il chasse en forêt "vierge" (NB.: Artémis n'est pas vraiment déesse de la chasse, mais de la FRANGE qui sépare forêt "vierge" & forêt "apprivoisée") SANS PROTOCOLE

- il contemple le spectacle du "sacré" et du "privé"(Artémis se baignant avec ses suivantes) SANS PROTOCOLE

- il mêle les fonctions ("chasseur" & "mateur" "amateur" de femmes)

- il apparaît dans un Temps incongru

Pour ces transgressions, il subit la colère d'Artémis, est transformé en cerf (sa propre proie putative...), rejoint son animalité et... est mis à mort par ses propres chiens, qui NE LE RECONNAISSENT PLUS (il est donc "ALIÉNÉ")...


Amusez vous bien!


Le suite suit:

 

IL Y EUT UN DÉBAT ASSEZ HOULEUX SUR LE "SEUIL"...

En voici les composantes, sans doute un peu caricaturées pour les rendre lisibles. Vous remarquerez -comme quoi il est fécond d'échanger avec des professionnels intelligents qui "pensent" leur Pratique-  qu'une voie vers une SYNTHÈSE est possible.....

 

PS   toutes les contributions sont les bienvenues.....

 

texte réléchargeable en ".pdf": 

SEUILS SEUILS

 

 

 

texte lisible sur écran:

 

 

SEUILS: LES THÈSES EN PRÉSENCE



1/ THÈSE « MODERNE »:

« Moderne » au sens où elle est de mise partout, avec de beaux efforts des Institutions, de nombreux dispositifs (visites, journées portes ouvertes, stages d'immersion, etc....)


Il faut accompagner l'enfant dans les divers passages (crèche / école maternelle / école primaire / collège / lycée)


OBJECTIF: LIMITER LES ANGOISSES de « l'entre deux » (l'enfant est privé de ses repères antérieurs et ne connaît pas encore ses nouveaux repères)


MOYENS: « apprivoiser », en les « parlant » et les visitant:

  • - les lieux, l'espace (volume, fonctions, orientation...)

  • - le temps (découpage de l'emploi du temps, nouvelles séquences...)

  • - les fonctions (qui fait quoi?...)

  • - les usages, les exigences, la LOI


Le « passage », même si une partie de l'angoisse est toujours présente, est « en douceur », le monde adulte (individus & Institution) se plaisant à conclure: « passage SANS PROBLÈME », « IL/ELLE S'EST HABITUÉ-E VITE »


NB. J'espère ne pas avoir caricaturé cette position et ne pas m'être laissé emporter par le feu politico-polémique..... si c'était le cas, envoyez moi vos contributions!



2/ THÈSE « CLASSIQUE »

« Classique » parce qu'elle correspond à ce que nous en disent les Ethnologues Anthropologues qui travaillent sur... des millénaires.


Il faut que l'enfant perçoive

  • - la douleur de l'épreuve,

  • - l'angoisse de perte de l'état antérieur

  • - la valeur du nouvel état

Je rappelle ici l'éclairante métaphore de F. DOLTO: le homard, pour grandir, à besoin de perdre son ancienne carapace trop petite, de survivre, un temps difficile (!), sans carapace, puis de fabriquer sa nouvelle carapace « de grand »...


OBJECTIFS: FAVORISER L'APPRENTISSAGE DU DEUIL, DE L'IMPROMPTU, DE L'ACCIDENT, ET..... DU TEMPS ÉVOLUTIF (« Panta rheï », tout coule, comme dit HÉRACLITE) et apprendre à vivre « l'entre deux », la béance.


MOYENS:

  • - « parler » l'obligation de MUER, comme une « destinée humaine »

  • - décrire les étapes (Passé / Présent / « Entre deux » / Futur proche / Futurs lointains...)

  • - « parler » la difficulté de l'épreuve

  • - « sacraliser » et « ritualiser » l'épreuve

  • - bien évidemment, sécuriser (MAIS... PAS TROP!!!!!!!!!!!)

  • - accompagner ... DE LOIN (dans les épreuves à venir, l'individu est « seul », au sens où c'est bien LUI qui « éprouve » la douleur physique, la peine, le chagrin, ...)

  • - « sacraliser », une fois le seuil franchi, LE NOUVEL ÉTAT (« tu es grand, maintenant »...); l'accession au nouvel état peut être marqué par un rituel ou un objet symbolique (cf. l'expression « marquer le coup »): fête, cérémonial, remise d'objet (ex: dictionnaire, médaille, « look » nouveau, etc...)

  • - dire l'exemplarité de ce difficile passage (« pour être encore plus grand, il y aura d'autres seuils, d'autres épreuves »)...


Le « PASSAGE » est donc présenté comme « se passant mal » MAIS avec une issue favorable et plaisante: la « dénégation de la douleur » me semble dangereuse, elle amène à se méfier de tout risque (forcément, on ne sait plus l'affronter  sans étayage); en ce sens, la multiplication des demandes de consultation psychologique pour... chagrin d'amour, la frilosité sociale (demande d'aides, judiciarisation, « PRINCIPE DE PRÉCAUTION ») me semblent témoigner d'une ABSENCE DE SAVOIR-PASSER LES SEUILS...


Le débat dépasse largement notre problématique professionnelle....




3/ SYNTHÈSE?


Après réflexion, il semble qu'on puisse à la fois

  • - accompagner l'enfant en l'apprivoisant au nouvel état

  • - le laisser partiellement « digérer » SEUL ses nouvelles pratiques

  • - ne pas dénier la difficulté

  • - valoriser/sacraliser le nouvel état

  • - SURTOUT, utiliser la préparation de ce seuil pour TISSER DES LIENS ENTRE LES INSTITUTIONS ET LES PERSONNELS: l'idée est d'élaborer ou de préciser un ensemble de PRINCIPES COMMUNS et de laisser possibilité de règlements et usages spécifiques.



Cela revient à réitérer la constitution d'une « MORALE », articulée sur DEUX AXES:

  • - des « impérarifs catégoriques » UNIVERSELS (ex: « ne pas toucher à l'intégrité d'autrui », etc...) = LA LOI, L'ÉTHIQUE

  • - des règlements spécifiques, PARTICULIERS à une Institution ou... à une personne (cf. « n'allez pas dans le préau! », les participants à la conférence comprendront...)


                                                                                                                               Bonne réflexion.......






Published by taneb
commenter cet article
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 19:52

Conférence un rien provocatrice, aux arbitres de Foot.... foot foot


Argumentum:

tous les sports sont fondés sur une frustration, une castration.

le foot prive le joueur de l'organe le plus subtil et efficient de l'Homme: LA MAIN


Si L'ÉTAYAGE DE LA LOI ET DU PLAISIR N'EST PAS FORMIDABLEMENT ASSURÉ, IL RISQUE DE DÉRIVER EN VIOLENCE ET RÉIFICATION.....


À méditer...... 

Published by taneb
commenter cet article
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 22:52

Problématique: vaut-il mieux être un "groupe de circonstance", "conjoncturel", partenariat de mercenaires fonctionnels, OU se donner une Institution groupale IDENTIFIABLE, institutionnelle, structurelle, statutaire mais... lourde????


Petite boîte à outils pour agir..... DynamiqueGroupe DynamiqueGroupe

Et résultats bruts (le traitement va suivre...) d'un brain storming à l'accouchement... prudent! gestation gestation


P.S.  Sur la phrase de Shakespeare, petite remarque de psy: elle se "lit" de deux manières:

- "to be or not to be, that is the question"

- "to be or not,  to be, that is the question".

Aviez vous vu le second sens? il remet tout en question......


Morale: essayez plusieurs récits de "la même" histoire......


Hi hi hi!!!!!!

Published by taneb
commenter cet article
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 18:05

Voici le support d'une conférence-débat sur "L'autorité", axée sur la problématique du "NON", de ses diverses mises en oeuvre et... de ses absences  ordre flou ordre flou    .(ancienne version: AUTORITÉ 3 AUTORITÉ 3)

NB L'approche est clinique, donc... vous retrouverez là des éléments constitutifs d'autres analyses.

Pour tout commentaire, critiques, demandes de précisions: utilisez les commentaires ou écrivez directement à taneb@mac.com

Bonne réflexion, et, surtout, bonne mise en oeuvre... 

Published by taneb
commenter cet article
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 12:17

... Petite boîte à outils idoine, pour décrypter et, peut-être, moins être niais devant de si sidérantes prestations...

COURS GÉNÉRAL:  CommGlobal3-copie-1 CommGlobal3-copie-1

PROBLÉMATIQUE (EXEMPLES) : Problématique2 Problématique2 PLUSIEURS "SLIDES CONCERNENT LE RAISONNEMENT ET... A NOTE DE SYNTHÈSE!
À TÉLÉCHARGER ICI:
  grilles grilles

ICI : mode d'emploi général   comment-rediger-une-synthese comment-rediger-une-synthese
ICI   plan MODE   CNAM4 CNAM4
ICI   Intro-type    intro4 intro4   cnam 5 cnam 5
ICI   Stat suicide (tableau p.4)   suicideStat2 suicideStat2

ICI , travail sur la corrida & outils supplémentaires:  Corrida Corrida    CORRIDAarg CORRIDAarg
AMUSEZ VOUS BIEN!

PS N'oubliez pas de "penser binaire"( dans ce genre d'exercice....): exemples de couples de concepts:
nature/culture
responsabilité individuelle/prise en charge institutionnelle
libre-arbitre/obligation

 

centralisé/décentralisé
quantitatif/qualitatif
début de réalisation (enthousiaste et "rentable)/situation dégradée par la routine...
prévention/répression
ponctuel/pérenne
ETC..........
 

 


OCTOBRE 2011:

 

Piochez dans les documents ci dessus, et travaillez sur les articles ci dessous: (envoyez-moi une synthèse de chacun: MOTS CLÉS, CLASSÉS EN "FAITS" / "ARGUMENTS" /"DÉCISIONS"...)

Societe Ecole Societe EcoleMonoparentaliteDelinquance MonoparentaliteDelinquanceDroitNaturel DroitNaturelJugeDeProximite JugeDeProximite , ,  CoutStressProfessionnel CoutStressProfessionnel

 

sujet de synthèse: (à travailler en novembren sauf... celle qui y est obligée!)  sujetNdSynt sujetNdSynt

autre sujet:  Sjt2006-att-ter Sjt2006-att-ter   

un autre (rhaa lovely):  sjt-Police sjt-Police

un autre:  SjtTAabac SjtTAabac

d'autres:  Accouchement X Accouchement X  EmploisJeunes EmploisJeunes  LegislationHandicap LegislationHandicap

GensDuVoyage GensDuVoyage       Intercommunalité Intercommunalité   MaisonDesServices MaisonDesServices

...pour les addict(e)s:

 http://www.cdg61.fr/concours/annales/annales_concours.html

 

NOTES DU 24 OCTOBRE (et veuillez excuser encore ma bévue temporelle... et rassurez-vous, l'heure "perdue" sera restituée!!! note synthèse 24oct note synthèse 24oct


PS: travaillant sur "les erreurs", je n'ai aucun sentiment de "supériorité" ni de "mépris" à vous signifier les vôtres: à lire d'autres pages de ce site, vous verrez que JE DISSOCIE TOTALEMENT LE "PERFORMATIF" DE "L'AFFECTIF". Pour faire court, il y a une technique, vous le la connaissez pas, il y a des "éducatifs", comme pour tout apprentissage, je vous les suggère comme méthode d'entraînement, ce n'est que de la "RHÉTORIQUE" qui n'a aucun, mais vraiment aucun rapport avec l'estime (ou la non-estime!) que j'ai de vous!

Seriez-vous musiciens, sportifs en formation, que j'aurais la même  posture: il faut de l'entraînement, pour que l'essentiel, devant un concours ou une prestation à assurer, soit de l'ordre de la "mémoire procédurale".

Après 20 problématiques, dans des univers différents, vous saurez faire!

 

COURAGE!

 

PS je vous conseille d'utiliser un logiciel de "Mind Mapping" (il en existe des gratuits pour PC, Linux & Mac) pour organiser aisément vos PROBLÉMATIQUES.

ICI, UN EXEMPLE, effectué avec "MindNote": MODE MODE  . Vous remarquez que ladite problématique s'articule sur des "sciences" (ou des "approches") complémentaires tout en abordant des oppositions (donc des... "OU"!)

VOUS POUVEZ DONC M'ENVOYER VOS PROBLÉMATIQUES ÉLABORÉES AVEC DE TELS LOGICIELS, EN LES "TRADUISANT" EN ".pdf

D'avance MERCI!

 

Notes du 22 Novembre (essentiellement, la mise en place de l'éventail des approches, des Sciences "dures" aux Sciences humaines... Et souvenez-vous que notre cerveau est "plastique": l'ENTRAÎNEMENT est payant, la maîtrise d'une problématique est du même ordre que le lancer de fléchettes ou la pratique d'un instrument de musique ou... la conduite automobile!  NotesCours NotesCours

 

PROSTITUTION:  NotesProstitution NotesProstitution PROSTITUTION PROSTITUTION ProstitutionFrance ProstitutionFrance assises prostitution 2009 assises prostitution 2009 Mondialisation de la prostitution Mondialisation de la prostitution ProstitutionMonde ProstitutionMonde

 

23 JANVIER:  notes de JP: 23janvier2012 23janvier2012

textes:  

Published by taneb
commenter cet article
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 22:29
De quoi cogiter aux justes problématiques.....
À vous l'analyse...

1) article : commission de janvier 2010   
Voile Voile
2) rapport de la commission Stasi (2003) 
LAICITE2003 LAICITE2003
Published by taneb
commenter cet article
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:09
Le clivage pré-ado / ado étant quasi ignoré, alors que la clinique et le travail de terrain rendent cette perception aiguë, voire difficultueuse, voici la présentation d'une conférence là dessus...
As usual, les commentaires et questions sont les bienvenus...

PS  Il y a des redites par rapport à la conférence sur l'ADOLESCENCE....
Bonne réflexion!
Le document est à télécharger ICI: PRE-ADO2 PRE-ADO2
Published by taneb
commenter cet article
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 15:59

Pour les patients -document assez lourd!, 5,5Mo!- (non, je ne parle pas des personnes en souffrance, encore que....  certaines pathologies sont enkystées dans des axiomes pervers et des concepts opératoires toxiques....) et les AUDITEURS CNAM (en fin du bidule, les pages sur la bienheureuse NOTE DE SYNTHÈSE!!!!!!).
C'est du condensé: pour la chair et les épices, me demander.....

Savoureuse lecture! 
L'objet se télécharge ICI:

   CommGLOB CommGLOB

nouvelle version: CommGlobal2 CommGlobal2

Published by taneb
commenter cet article
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:38
Support de la conférence sur l' ADOLESCENCE: ce n'est donc qu'un squelette, la chair est dans le souvenir des  explications, commentaires et chemins de traverse...
Si vous voulez des précisions, n'hésitez pas... en citant le numéro de la page qui vous interroge.
Bonnes réflexions.
Le texte se télécharge ICI: ADOLESCENCE ADOLESCENCE NB Cette version comporte quelques modifications, suite à des questions sur "L'HOMOSEXUALITÉ DE MEUTE", qui joue un rôle d'identification, et correspond à un mécanisme structurel.
Le débat portait sur le clivage entre une "homosexualité d'identification structurelle" ET une "vraie" homosexualité, qui BIEN ENTENDU N'EST PAS UNE POSTURE!!!!!!
Un articulet suivra là dessus... 

PS    "sc": suffixe "itératif", qui indique un CHANGEMENT D'ÉTAT (cf. phosphorescence, luminescence, sénescence, dégénérescence, obsolescence, tumescence, turgescence et....) 
Published by taneb
commenter cet article
3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:32
Après avoir inauguré "SOL INVICTUS" (et oui, les chrétiens se sont subtilement -?- greffés sur l'immémoriale sacralisation du solstice...), je vous souhaite à tous et toutes d'ADVENIR: notre cher Rimbaud affirme "Je est un autre", alors... devenez cet Autre, "DEVIENS QUI TU ES" (Nietsche)... Dit autrement, explorez l'entièreté de votre "VIRTUS"... en tâchant de rebouter les fils jadis jallis et un rien érodés par les grisailles d'un temps trop poreux...
voeux 
Published by taneb
commenter cet article
29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 09:52
Petite fiche simple: voici ce qui à terme abîme, instrumentalise, amenuise, voilà ce qui préserve le SUJET PENSANT, roseau finalement solide parce  -et par ce- qu'il peut DIRE, IMAGINER, SYMBOLISER....
Ceci est une version dense, caricaturale, chacun(e) de vous a le nécessaire loisir d'amender de nuancer...
Mode_d-emploiGlobal.pdf Mode_d-emploiGlobal.pdf

PS: si vous avez quelques difficultés de laboration métaphorique, usez de cette "machine" ici:
  PORTRAIT-CHINOIS.pdf PORTRAIT-CHINOIS.pdf
Published by taneb
commenter cet article
21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 17:43
Émoi à constater que la Violence Institutionnelle peut tuer!!!!!! Les media, les politiques, le "grand public" (où est le "petit"?) découvrent ce qui est analysé depuis longtemps, mais un rien "tu"...
Assez comique, le soudain intérêt pour la chose clinique, une fois les ex vedettes (pas si "ex" que cela, d'ailleurs... ça phoenixe avec la rage des termites...) expertes en finances et management de pointe (con)vaincues par la fêlure ("failure", jeu de mot bilinguiste...) du RÉEL...

Donc, reprenons les outils adéquats:
qu'est-ce qui abîme ASSURÉMENT les êtres, dans le monde du Travail et ailleurs.
Ci joint le PowerPoint (en .pdf..) d'une conférence là dessus: le principe de l'analyse est simple:

SI L'INSTITUTION (ENTREPRISE, FAMILLE, ÉCOLE, ETC...) REPRODUIT UN TRAUMA INITIAL "NON TRAITÉ", UN PERVERS "EFFET DE SEUIL"  RÉACTUALISE LA DOULEUR ANCIENNE, EN LA MULTIPLIANT!!!!!!

Bref, méditez.....

TRIPALIUM2.pdf TRIPALIUM2.pdf  
Published by taneb
commenter cet article
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 21:45

Lettre à couple un peu rouillé...


Je vous renvoie aux recherches sur "l'ocytocine", hormone sécrétée lors du désir*, de l'orgasme et.... du début de travail de la femme enceinte, dont la fonction au plan de la phylogénèse (vie de l'espèce) est d'assurer (pour les hommes préhistoriques, d'abord!!!!!... puis... les autres!) un lien amoureux, le temps que le bébé grandisse**...


On sait que cette production diminue nettement au bout de... 2/3 ans!!!!!


Quand on analyse la vie des couples, il y a un mécanisme d" "usure" (routine, manque d'élans...) au bout de cette période; faut il alors obéir à cette loi phylogénétique et divorcer au bout de 3 ans? (donc appliquer bêtement la phylogénèse à l'ontogénèse -vie de l'individu-...)? NON évidemment, mais cela implique un "retombage en amour" pour réinstaurer un déclenchement d'ocytocine...


Les psy (hi hi hi!!!!) conseillent donc un RENOUVEAU QUASI COMPLET DES RITUELS, comme si on émergeait, on « advenait » "Autre" pour "séduire autrement" un Autre lui aussi "remis, advenu à neuf".


Application concrète: abandonner les "vieux" rituels, ceux qui justement étaient considérés comme des "ÉTAYAGES" (ô combien structurants!) et qui, comble d'ironie, deviennent des fossoyeurs!!!

Or, quand on va mal en couple (ou "moins bien", soyons optimiste!), on a tendance à se raccrocher à "ce qui a marché", or... ces antiques étayages sont obsolètes, voire générateurs d'irritations, d'exaspérations qui.... érodent encore plus l'atmosphère.




Bon courage pour oser mettre au Musée (grenier mental agréable à visiter, archéologie de nos futures nostalgies aimables et souriantes) les anciens rituels qui « ont eu payé » ET inventer de nouveaux rituels étayant et "ocytocinogènes" qui... à leur tour s'éroderont pour à leur tour permettre l'éclosion de nouveaux, etc......



  • *à la VUE de l'Autre... cf. « Leurs yeux se rencontrèrent ». L'Éducation sentimentale, Gustave Flaubert)

  • ** thèse « organiciste », dont il importe de chercher l'équivalent -et le signifiant- dans la structure symbolique et donc... la CULTURE


 

Published by taneb
commenter cet article
30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 22:46

NÉGOCIATIONS: PROBLÉMATIQUE DES SEUILS



1) Contact et empathie (premier seuil)


La prise de contact implique, au delà du charisme personnel (qui repose souvent sur des signifiants sociaux / idéologiques implicites, faisant écho aux archétypes véhiculés par les media...),  une mise en oeuvre de DEUX FONCTIONS définies par Jakobson:


a) fonction PHATIQUE

Il s'agit ici d' « ouvrir le contact », par des PAROLES et un GESTUEL qui crée un ancrage des deux interlocuteurs dans la MÊME situation : « parler pour ne rien dire », cela revient à tisser un « fond » commun banal mais UNIFIANT (« Vous avez vu le temps! » / « Il n'y a personne aujourd'hui » / « Vous allez bien » etc....)


b) fonction RÉFÉRENTIELLE

Il s'agit d'exprimer des signifiants communs plus spécialisés que précédemment : PPDIC (Plus Petit Dénominateur Identificatoire Commun), symboles d' « Habitus » commun, connaissances communes etc...


NB Sans la mise en oeuvre de ces DEUX FONCTIONS, les chances de communiquer sont proches de... zéro!!!!!!!




2) Échange, persuasion / conviction (second seuil)


a) Le développement des fonctions POÉTIQUE (le corps du message), EXPRESSIVE (la théâtralité au service de la Communication) et MÉTALINGUISTIQUE (le commentaire du discours: « ce que je dis est sérieux » « c'est très important », « si j'ose dire »...) ne posent pas de difficultés particulières, puisque ne touchant pas le MOI de l'interlocuteur.


b) La fonction CONATIVE (expression de la volonté d' « agir » sur autrui, de l'amener à penser autrement, à changer... ex: un ordre, une prière, ...) en revanche peut heurter le MOI profond de l'Autre, ses axiomes, ses principes: blessé ou aliéné, il peut alors être soumis en OBJET manipulé, instrumentalisé, incapable de pensées, de décisions et d'actions autonomes.


NB Une fonction CONATIVE utilisée sans respect du « Moi » de l'Autre est une marque de la Barbarie, du racisme, du mépris de l'Autre, du fascisme, mais aussi de la Violence Institutionnelle... 



Il importe que la Communication, a fortiori une Négociation, respecte ce « Moi » intîme et/ou les axiomes de la Philosophie d'autrui: si l'Autre ne parvient pas, en conclusion, à « sauver la face », c'est-à-dire à se replier sur un Moi intact, la Communication est biaisée (leurre), la Négociation illusoire...

Published by taneb
commenter cet article
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 15:10

PÈRE « EN TOC »? OU COMMENT ÊTRE « TROIS EN UN »...


« Ἀνὴρ γὰρ ἐν δείπνοις μ´ ὑπερπλησθεὶς μέθῃ

καλεῖ παρ´ οἴνῳ πλαστὸς ὡς εἴην πατρί ». (SOPHOCLE, Oedipe-Roi, v. 780-1)


« En effet lors d'un repas un homme  saoûl m'appela, dans l'excès de l'ivresse : « fils en toc » (littéralement, « façonné, modelé comme de l'argile, feint », et non pas « supposé », comme lu dans la plupart des traductions) »


Ce mot va amener Oedipe à douter, à chercher ailleurs (à Delphes, de la bouche ambiguë de la Pythie) une « VÉRITÉ » autre que celle qu'il vit avec ses PARENTS, à Corinthe. Cette recherche – qui se termine par un meurtre, un inceste et quatre morts violentes (les enfants de cette union!), est le paradigme des problématiques actuelles: « Qui est mon VRAI Père? » « Tu n'es pas mon VRAI Père! »  « C'est mon beau-père, pas mon Père... », etc...


Le Mythe et Sophocle avertissent que si l'on cherche du « VRAI-RÉEL » au lieu d'accepter le « VRAI-SYMBOLIQUE », ça enfle et se finit en TRAGÉDIE, figure esthétisée de la Douleur extrême. 



Clarifions donc!

Nos camarades ethnologues et anthropologues ont décrit TROIS FONCTIONS:


- le « PLANTEUR », géniteur choisi par la Mère (par son « cerveau reptilien », pour assurer au mieux la survie de l'espèce en pérennisant des qualités de robustesse et d'intelligence? c'est une des thèses actuelles, centrée sur la phylogénèse) ou imposé par le corps social (même argument: la Loi et l'usage superviseraient au mieux le brassage génétique et la dilution des névroses)

- le « PAPA », qui accompagne la mue de l'enfant, l'instruit par le jeu, aide, console, avec un lien de tendre connivence (ce peut être un oncle, un grand frère ...)

- le « PÈRE », en général plus vieux, qui administre la maisonnée (tribu, « genos », « gens », famille...), dit la LOI et le règlement, dispose du monopole de la Violence légale.


NB: Il s'agit de « fonctions SYMBOLIQUES », non de « fonctions RÉELLES» sexuées; même si c'est en débat actuellement, ces fonctions peuvent à mon sens être tenues et assumées aussi bien par un « homme »  que par une « femme », sauf la première, vous l'aurez remarqué... Bref, NE CONFONDONS PAS PHALLUS -instance symbolique- ET PÉNIS -modeste bout de viande- lol!




Cette clarification est essentielle pour éviter le FLOU ENTRE « AFFECT, HUMEUR » ET « LOI »:  l'enfant peut, si les fonctions sont claires et associées à des codes spécifiques (gestuels, paroles, rituels, protocoles), avoir accès à la LOI et aux sacrifices qu'elle impose quant à la satisfaction de ses Désirs immédiats ET jouir des nécessaires étayages (complicités, tendresses, etc...) sans être perdu dans des injonctions hystérisées et des tentations de réponses toutes aussi hystérisées (signifiants apparents en hiatus complet avec les signifiés originels, clivages ingérables entre l'injonction "rationo-légaliste" et l'injonction "affective", du style "Tu as le droit de faire ceci, mais cela me fait beaucoup de peine!")



La difficulté actuelle est notre DÉSIR DE REMPLIR LES TROIS FONCTIONS EN MÊME TEMPS: l'Idéal serait de pouvoir instantanément, en fonction de la demande, passer d'une POSTURE à une autre, être clown à 17h et Moïse à 19h: malheureusement nous sommes, pauvres parents, soumis à nos autres « postures obligées » (sociales, familiales, caractérielles), dont l'inertie contamine le choix. Nous voilà donc souvent « à contre emploi », à dire la Loi avec le gestuel du complice, ou à jouer avec le profil du garde chiourme ou de l'enseignant (mes enfants vont hurler de rire...)...


En ce sens, les « familles recomposées » sont la reproduction des « familles archaïques », recomposées « de fait » (vu la pyramide des âges jusqu'au début du XXème siècle, l'espérance de vie d'un couple n'a guère dépassé 7-9 ans!, et le droit romain prévoit les droits des enfants du... 7ème lit!...)

Faut-il alors « recomposer » systématiquement? (Lol!) Bien évidemment non!

Mais qu'au moins lesdites fonctions soient mises en scène de manière claire...


CONSEIL DONC AUX PÈRES: DEVANT UNE GLACE, PEAUFINEZ TROIS PERSONNAGES

- ADONIS, BEL AMANT DÉSIRABLE ET PLANTEUR (sic!)

- TINTIN OU MAC GYVER, BON COPAIN EXPÉRIMENTÉ

- MOÏSE, BON PÈRE PAS VRAIMENT COMMODE (les Tables de la Loi, le Sinaï, la tronche de Charlton Heston...)


SI EN MOINS DE TROIS SECONDES VOUS PASSEZ D'UN RÔLE À L'AUTRE, VOUS AUREZ DES ENFANTS PAS TROP ESQUINTÉS...

PS: la présente problématique peut être à méditer par les enseignants, les éducateurs et les soignants en charge de jeunes enfants; les fonctions "2" et "3"' correspondent à des DISTANCES différentes, à des statuts différents.

PS2  : la même problématique se rencontre en Hôpital Psychiatrique, quand des soignants doivent trouver la bonne distance entre "EMPATHIE " (position "2") OBJECTIVATION (POSITION "3")

 







Published by taneb
commenter cet article
4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 15:08

Procrastination: tendance pathologique à remettre systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non. Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », et remet à plus tard cela même qu'il dit devoir faire "incessamment sous peu"


1 ANALYSE « PREMIÈRE »


Profil

Cette tendance  affecte  particulièrement des personnes habituées à réussir les épreuves avec aisance et à être reconnues pour leur réussite (NARCISSISATION VIA LE « PERFORMATIF »). Des familles   ayant des attentes démesurées (compensation de leurs propre insatisfaction et/ou projection de leur propre imago) et/ou mêlant signifiants d'AMOUR et d'ADMIRATION, prédisposent à ce problème.

Ces personnes ont intériorisé des valeurs de « perfectionnisme », ce qui exclue les  essais et erreurs considérés comme des FAILLES 

Elles  sont souvent « activistes » (frénésie quasi boulimique d’activités socialement et familialement valorisées : tout est présenté comme si ces tâches engendraient une DETTE chez les autres membres de la famille ou du groupe, stigmatisés comme « non agissants », « paresseux », « égoïstes »), ce qui est PARADOXAL: elle sont « affairées », auto-submergées de tâches « réussies » et « parlées », mais... procrastinent d'autres, comme un inaccessible Graal, remis à l'extrême limite (CE QUI DANS LE DISCOURS EN VALORISERA LA RÉALISATION...)

Elles ont dans ce retard permanent un sentiment ambivalent: délices de la paresse ET mauvaise conscience d'être « rebelles » à la Raison et/ou au règlement, voire à la Loi. Serait-ce pour certains l'UNIQUE manière de dire « NON » à un système d'injonctions trop bien verrouillé?




Étiologie:

comportements dépressifs, liés à une image narcissique uniquement étayée sur le PERFORMATIF

incapacité à agir sur son monde (pas ou peu de négociation, obligation de « donner des gages de vassalité »)

longue habitude de « censurer en AMONT » ses propres désirs, pour se construire « en miroir » avec les demandes d'autrui, éviter le conflit, quitte à se trahir soi-même. En ce sens, la PROCRASTINATION apparaît comme un « retour du refoulé », CATHARSIS (plus ou moins efficace...) d'un REFUS DÉNIÉ: j'affirme « OUI! » et je pense, je sens un immense « NON! ».

difficultés à avoir un niveau suffisant d'EXCITATION , les tâches étant effectuées quasi mécaniquement (personnes instrumentalisées, très bien « entraînées » / « dressées »), dans des protocoles ô combien sus): la procrastination crée une PSEUDO-EXCITATION, en accroissant le risque d'échec: la réalisation, incapable d'être valorisée « EN SOI », se trouve survalorisée par les conditions (exogènes à elle) qui entourent sa mise en oeuvre. (NB l'expression péjorative: « C'EST TROP FACILE » exprime le même processus: une action est d'autant plus valorisée et « belle » qu'il a fallu  « en baver » pour la réaliser..... Approche névrotique encore accrue dans l'idéologie judéo-chrétienne!)

habitude à « se couvrir »: l'  « excuse » permet d'expliquer une « non réalisation »: tout se passe comme si tout acte DEVAIT être soumis à une « figure du Commandeur » dont l'avis et l'évaluation concernerait non seulement l'ACTE mais l'ACTEUR, frappé d'admiration ou d'opprobre « en sus » de son acte.

habitude quasi « magique » à rendre IMPROBABLE ce qui est à faire: à la lisière de l'IMPOSSIBLE, la personne met en branle des solutions extrêmes (densité, intensité du travail, comme une TRANSE) induites par l'URGENCE.

peur de l'ÉCHEC, peur de la RÉUSSITE: ces éléments, souvent cités, me paraissent ERRONÉS: dans les Faits, la PROCRASTINATION concerne des tâches aisées, banales, « molles », inodores... Cela dit, pourquoi pas....



2 ANALYSE APPROFONDIE (HYPOTHÈSES À CREUSER!...)

difficultés à se « penser AUTRE »: une fois les tâches prévues accomplies, qu'y a-t-il à faire? l'absence d'INDUCTION, de PROTOCOLE, DE PLANIFICATION crée un insupportable vide: les personnes habituées aux seuls raisonnements « déductifs » (et/ou « par itérations » risquent de se trouver perdues (déréliction, déshérence ) s'il faut improviser (INDUCTION, HEURISTIQUE) ou observer le « hasard », l'INOPINÉ (SÉRENDIPITÉ), bref, AGIR SANS (RE)PÈRE dans un monde NON-MAÎTRISÉ

difficultés à se percevoir comme le DÉMIURGE DE SA PROPRE HISTOIRE: en procrastinant, je me place « en deçà » des limites prévues, donc toujours, ONTOLOGIQUEMENT imparfait

difficulté à « PASSER AU RÉEL », à l'incarnation, alors que l'IMAGINAIRE fait palpiter des « virtuels » chatoyants et séducteurs; en ce sens, le procrastinateur préserve la BEAUTÉ et la richesse du « non encore fait », virginal et pur (?)

difficulté à penser la FAILLE comme la marque (la "Parque?" joli jeu de mot, n'est-ce pas!) du Réel: les procrastinateurs souvent fantasment un PHALLUS PARFAIT (Père/Mère/Anciens/Dieux...) toujours supérieur... 

le TEMPS, figure écrasante du PHALLUS ARCHAÏQUE (qu'il soit incarné par des figures paternelles ou maternelles importe peu!), reste pour les procrastinateurs LE REPÈRE ULTIME, exogène et intrusif: jouer avec ses limites, analogiquement, c'est reproduire le geste de l'enfant qui transgresse un interdit « pour voir » les limites.




3 STRATÉGIE?

DIRE « NON! » de manière claire, explicite,

mettre en place un système de NÉGOCIATION

touver des « satisfactions SYMBOLIQUES » (JE PEINE À FAIRE, MAIS... JE ME RESSOURCE AILLEURS!)

dissocier nettement le « MOI » de ses « PERFORMANCES »

instaurer un espace « SYMBOLIQUE » D'IMPERFECTION (la civilisation de l'Islam impose à un fabriquant de tapis de FAIRE UN MINUSCULE DÉFAUT, imperceptible, qui dit l'IMPERFECTION de l'homme face à la PERFECTION de Dieu); par exemple: « je réussis, mais avec une petite faille, TOUJOURS -de présentation, de forme, de justesse, etc... »

certes, KRONOS n'est pas CHRONOS (contresens pourtant assez courant!), cependant la morale du Mythe est claire: Châtrons le Temps, non pas pour faire n'importe quoi, mais pour « INTROJETER », « INCORPORER » SA PROPRE CONCEPTION, NÉGOCIÉE, ACCEPTÉE, ADOPTÉE...



CONCLUSION: VIVE LA FAILLE, LA FÊLURE, LE FLOU, l'ÉNIGMATIQUE.....

Published by taneb
commenter cet article
4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 10:36


"Adieu Marie-Claude Lorne ! Quand l’université amène au suicide une jeune et brillante philosophe": ce titre du 29 octobre (Agoravox, puis d'autres média, y compris le Nouvel Obs, Libé etc...) pointe la difficulté à mener une étiologie fine du suicide; il est manifestement plus aisé, même sous la plume de "philosophes" (précisons: "enseignants en/de Philosophie"), de focaliser sur UN BOUC ÉMISSAIRE, en l'occurence l'Université. La Clinique propose d'autres pistes:
 

Fac-simile du commentaire rédigé par Zeugma et  publié sous l'article:
"Précision clinique: l’article repose sur le postulat implicite (il était même EXPLICITE dans une première version du titre, heureusement corrigé !) qu’une personne se suicide en fonction d’événements CONJONCTURELS: certes, ils peuvent en être le CATALYSEUR, mais les RACINES PROFONDES d’un tel acte sont bien plus lointaines: des dizaines d’années, voire... plusieurs générations, dont chacune transmet cette quasi injonction à prendre congé.

De plus, les décisions de suicide correspondent à des systèmes "d’hystérisation" : le scénario qui "passe pour insupportable" ne l’est que parce qu’il fait écho, dans la fantasmatique de la personne, ANALOGIQUEMENT, à une autre situation "non traitée", qui n’apparaît qu’après transformations complexes (déplacement / condensation / symbolisation).

Il est donc NON-JUSTE (au triple sens de l’exactitude, de la musique et de la Loi !) de corréler une situation Institutionnelle & une telle décision.

Seule l’Histoire personnelle de cette dame -inconnue, et dont nous n’avons pas à connaître !- peut, si quelqu’un s’en donne la peine, montrer les ANALOGIES, les métonymies subtiles (manque de "narcissisation" archaïque sinon dans le domaine Performatif ? destin familial des Femmes ? etc...,la Clinique nous dit une bonne douzaine d’hypothèses, sans compter la maladie mentale -schizophrénie-......)

Bref, de la prudence !!!!
ZEUGMA"

Problématique complémentaire: peut-on exiger de la Culture, de la Philosophie, qu'elle soit un ÉTAYAGE efficient pour consolider un "MOI" ponctuellement ou chroniquement affaibli? Et si cet étayage est vain, peut-on penser que cette construction FIABLE -en apparence-, composée d'éléments UNIVOQUES liés par des relations LOGIQUES, ne soit qu'une MISE À DISTANCE DES AFFECTS -ÉQUIVOQUES, ILLOGIQUES!-, rempart contre eux, et, en définitive, BRILLANT LEURRE?
Je laisse ceci sous forme de question, mais... l'habileté conceptuelle et l'accumulation de connaissances sont peut-être une forme subtile d'ÉTAYAGE CONTRA-PHOBIQUE ... inopérant... 

Published by taneb
commenter cet article
27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 09:00

4) “éducatifs” (étude et pratique):


a) le geste agressif: étude “physique” (pivot, déséquilibre, élan, point d’appui, bras de levier, énergie cinétique etc...)

Il s'agit d'objectiver les gestuels, avec un double objectif:

- résister à l'affect en analysant le comportement de l'Autre ("stimulus-freinage")

- envisager plus sereinement le futur proche, pour réduire le temps de sidération

 Le travail a consisté essentiellement à étudier les conditions de mise en mouvement d'un individu se levant: repérage de ses appuis, des nécessaires mouvements de préparation du mouvement (action/réaction)


b) le geste d’esquive et de parade (idem)

Divers exercices ont permis :

- la mise en évidence que le geste initial (prétendu "naturel") face à l'agression était l'écho de scènes archaïques: pour des personnes à culture langagière, les seules références datent le plus souvent... de leur école primaire!

- l'élaboration de gestuels plus adaptés, correspondant à la fois à l'efficacité pratique & à la nécessaire théâtralité - "dire la Loi" 

- "maîtriser" 

-  "contenir" 

- "rassurer" 

- "envelopper" 

-  ...



c) le geste de maîtrise (idem) individuel et collectif

Le geste prétendu "naturel" (archaïque, cf. supra) est souvent un geste violent qui agrippe, pince, empoigne, serre; une des participantes doit en garder le souvenir cuisant, lors d'une contention particulièrement vigoureuse, avant que ne soit suggérée une technique plus efficiente...

Les exercices ont permis d'élaborer des mouvements à la fois plus efficaces (empruntés au rugby) et  théâtralement plus appropriés (moins invasifs, et pouvant rappeler des gestes... maternants):

- prise avec la main ouverte: le "signal" est moins violent, la pression moins forte, le contrôle plus aisé

- "empaquetage" du patient: les soignants sont comme une "couverture" collée au violent, pour éviter les coups et contenir plus aisément.

Le temps trop court n'a pas permis de travailler plus avant l'impact psychologique d'une telle pratique (reconstitution d'un Moi-Peau pour le patient, ce qui témoigne d'un discontinu avec le scénario antérieur fondé sur l'incapacité à connaître ses "limites" -corporelles & éthiques-)



d) topologie et placement (travail sur les distances, les possibilités de mouvement, etc...)

La formation se terminait sur un exercice complexe: chaque groupe, disposé en cercle, était censé:

- avoir une qualité d'attention et d'écoute suffisante pour percevoir sans sidération le brusque déplacement agressif d'un des membres envers son vis-à-vis

- réagir collectivement pour arrêter le "forcené", sans induire une nouvelle violence ("empaquetage", "enrobage")

- contenir le "forcené" en signifiant la fin du "scénario" de violence ("C'est fini"!)

- revenir au calme et induire la calme.

Les groupes ont été d'une efficacité remarquable, les dernières simulations (et certains "forcenés" ne simulaient plus!) ont permis une intervention rapide (2m de déplacements, 3 secondes seulement)



e) l’insulte et ses parades

Ce thème (cf.II2b) n'a été qu'effleuré: il nécessiterait un temps plus long, et un travail en profondeur puisque impliquant la propre biographie des soignants (à chacun ses blessures, ses sutures, ses cicatrices...). A été maintes fois rappelée la précaution à séparer nettement, même si l'étanchéité totale est un leurre, les secteurs "Performatif" /  "Institutionnel" / "Affectif": la violence, l'agression sont le plus souvent projection sur la fonction, l'uniforme, le phénotype rappelant quelqu'un, etc...



III/ PROPOSITIONS



1) à court terme :


a) que soient toujours partie prenante TOUS les corps de personnels (Infirmières/ers, ASH, médecins, personnel administratif, agents...), au même titre que lors de formations contre l’incendie ou les plans ORSEC: la prise de décision rapide lors d’un incident exige que tous/toutes aient “joué” à des codes langagiers et corporels communs...


b) que la formation soit poursuivie, avec approfondissement 

- des concepts essentiels qui n'ont été que survolés: les questions des participants témoignent clairement d'un intérêt pour une analyse fouillée des mécanismes de violence (apports de la Mythologie, de l'Anthropologie, de l'Éthologie, de la Littérature...)

- des exercices corporels 


c) que les personnes à venir puissent se faire des représentations plus justes de la formation, et apporter plus rapidement LEUR histoire (adresse Intranet, cahier de doléance, etc...)


d) que des “exercices” (simulations d’agressions) soient expérimentées dans l’enceinte de l’Hôpital, avec analyse des réactions (“sidération”, (ré)actions,  canaux d’information, etc...), non pour culpabiliser, mais pour objectiver les réactions courantes et donner les moyens de les modifier (cf. exercices Incendie)




2)  à moyen terme:


a) qu’un lieu d’écoute soit mis en place (“supervision” spécifique, ou autre...):

- abréaction et réparation après chaque “incident”  (les cellules de crise des plans ORSEC prévoient ceci pour toutes les victimes, ce serait paradoxal que les soignants n’en bénéficient pas...)

- écoute et analyse de tous les “ressentis”, en EXCLUANT toute idée de jugement moral, de sanction administrative, qui inhibent rapidement toute parole et enferment chacun dans un silence douloureux et dévastateur


b) que ce lieu permette l’élaboration d’une “HISTOIRE” des incidents: récit et/ou mythologie nécessaire aux réparations et qui permette la transmission de cette “culture” aux plus jeunes



3) à long terme: mise en place d’un Bureau permanent assurant


a) la formation continue de tous les personnels & la mobilisation autour de la violence


b) les interventions ponctuelles et le suivi psychologique des personnels après un incident (accueil individuel spécifique & interventions dans les groupes et services)

c) l’élaboration de stratégies et de protocoles fins, en permettant aux plus expérimentés d’être entendus et pris en compte


d) le suivi d’une “Supervision” dans les conditions précisées supra


e) la mise en place d’un “historique” des incidents et d’une “bibliothèque” des solutions préconisées ici & ailleurs, assorties des nécessaires critiques  (“pôle de recherche”? le Vinatier serait novateur en la matière...)


f) formation des futurs responsables dudit Bureau...






IV/ BILAN PERSONNEL


1) J'ai eu infiniment de plaisir à travailler avec un groupe demandeur, curieux, efficace, chaleureux, séduisant,  disposant déjà d'un Savoir impressionnant: il "suffisait" d'organiser les savoirs en les étayant par des concepts opératoires cohérents et une pratique corporelle commune.


2) Une formation courte laisse toujours un goût d'imparfait, d'inachevé: je suis avide de savoir si les quelques approches ont pu infléchir les comportements...


3) Si c'était à refaire?


a) être plus intrusif: à force de répéter que "nous n'étions pas en stage de Dynamique de groupe",  j'ai sans doute trop "respecté" les défenses & étayages de certain(e)s


b) entendre plus tôt les demandes sur "la violence institutionnelle": sans doute séduit par les "défenses maniaques" enthousiastes, j'ai tardé à écouter les aspérités, les failles.


c) solliciter davantage le "passage à l'acte" -simulé!- pour les groupes qui inclinaient davantage pour du théorique, du conceptuel


d) persuader l'Institution qu'il faut des formations plus longues!...


NB LA CHOSE A ÉTÉ MISE EN OEUVRE!...








Published by taneb
commenter cet article
27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 08:29

Le présent bilan se lit  en "rouge" commentant et enrichissant le projet initial (en "jaune") -dont dispose chacun(e) des participants-.

UMA / VINATIER / LYON 



I/ OBJECTIFS


Les personnels œuvrant en H.P. ont souvent à affronter des actes de violence: symbolique ou réelle, subie et/ou spectaculaire, sourde ou tonique, elle blesse toujours. 

Certes, tous les intervenants soignants et non soignants ("tous": l'originalité et sans doute un des facteurs les plus positifs de cette formation consiste en ce que tous les personnels -soignants & administratifs- y ont activement participé, ce qui a permis un libre "jeu" des "postures" dans la prise de décision d'un groupe tenté par la sidération.: à l'évidence les groupes formés selon la stratification hiérarchique sont moins attentifs à l'implication de chacun) ont acquis empiriquement, en plus de leur formation, un savoir et un savoir faire, souvent décrits comme “intuition”, “feeling”, “expérience”, voire “talent individuel”.

On remarque que cette connaissance "empirique" a une mémoire relativement courte, faute de discours "mythologique" ("culture d'entreprise") transmise par les "ancien(ne)s" aux nouveaux/elles arrivant(e)s, faute d'une mise en œuvre de tels discours ("Livre d'or" des incidents, non pas en PV mais avec toute la richesse parfois épique de l'affect)

Il est cependant possible d’aborder ces situations avec plus d’objectivation, en repérant, clarifiant et classifiant les signes “classiques” de violence, ainsi que les réponses adéquates.

Les groupes, toniques et motivés, ont fait preuve d'attention, d'intelligence et d'esprit critique:

- l'objectivation est:  - aisée en ce qui concerne l'Autre (le patient violent et/ou l'Institution)
- plus difficultueuse en ce qui concerne sa propre pratique (hypothèse: les "victimes" d'acte de violence sont contaminées par une culpabilité sournoise, comme si elles avaient professionnellement "failli"; manifestement un travail reste à faire pour déculpabiliser (prise en charge systématique par l'Institution des suites juridiques, Instance permettant l'abréaction, suivi psychologique, restauration des images narcissiques, prise en charge collective des incidents, réflexion collective sur des propositions effectivement prises en compte)

 

Il s’agit de pouvoir repérer des paramètres précis, d’en analyser l’occurence (dans le service même et ailleurs, y compris tels que l’iconographie les traite), de formaliser autant que faire se peut les réponses individuelles, collectives et institutionnelles, et de s’entraîner à les appliquer in vitro.



II/ MISE EN ŒUVRE


1/ Élaboration d’une “Histoire des actes violents” dans le service et ailleurs (expérience de tous/toutes) 

a) récit, mise en commun des expériences (fichier, “mémoire”, cahier, etc...)

Les récits sont restés oraux, à la fois par manque de temps et parce que, comme de coutume, un certain "positivisme" professionnel a tendance à faciliter l'amnésie-déni des "incidents" confusément pensés comme des "failles" de compétence; ainsi, une certaine gêne empêche, malgré une parole libre, de dire immédiatement  "avec quel type de malades on est le moins à l'aise", comme si le "malaise" allait être interprété comme "incompétence". 

Cela dit, les groupes ont aisément franchi ce pas, ce qui est rare et témoigne d'une dynamique de groupe riche et  tonique.


b) mise en scène, (technique “Boal”: jeux de rôles, “théâtre images” illustrant les scènes les plus intolérables, “théâtre forum” permettant des issues alternatives, changement de personnages, etc...)

Les participants ont investi les exercices avec une énergie parfois considérable, réduisant ainsi l'espace entre la simulation & la réalité, permettant ainsi la compréhension fine que le patient violent lui aussi peut "jouer" un scénario, en choisissant un système de codes qu'il possède mieux que les soignants (insulte, gestuel de combat, perversité...)

Le "réalisme" de certaines scènes a permis de travailler sur ce que peuvent ressentir l'agresseur et/ou l'agressé face à des injonctions, à des manœuvres d'immobilisation et de contention: la mise en œuvre de gestes moins invasifs en a donc été facilitée.

Cependant il est difficile pour certain(e)s de se laisser aller à une théâtralité d'agression & d'oppression, comme si le signe théâtral du personnage était trop contigu à la personne elle-même.



2/ repérage et protocole de description: analyse de la sidération

La "sidération" a été envisagée sous son triple aspect:

- incapacité à analyser rapidement ce qui se passe (d'où la nécessité à s'apprivoiser au discontinu, à l'inopiné, à ce qui transcende le dispositif -le "hors dimensionnement"-)

-  incapacité à trouver les opérations nécessaires, la culture & l'intelligence inhibées par l'émotion (elle même originée peut-être à des traumas archaïques...)

- "voyeurisme" sadique (certain(e)s ont eu quelques difficultés à l'admettre..)

 

a) les signes annonciateurs (verbaux, non verbaux) et leur évolution:

- patient

- personnel soignant

- topologie

Rapidement émerge l'idée que les situations de violence correspondent à des SITUATIONS DE FLOU:

- flou institutionnel: changement d'équipe, hésitation quant à la responsabilité d'une décision,...

- flou décisionnel: limite de protocole

- flou gestuel: ambiguïté des mouvements, des postures, hiatus entre parole & gestuel, ou entre libellé et énonciation (exercice pratiqué: "entendre" un discours d'abord en tant que voix, puis "sans bande son"...)


b) les blessures (pour tous!)

- geste, comportement, procédure

- mots, insultes, humiliations

Le travail sur l'insulte & les blessures est resté superficiel, faute de temps: un échange soutenu et continu permettrait à chacun(e) - de repérer ses propres blessures, en ce qu'elles font écho à des blessures archaïques -humiliations familiales, agressions, etc...-, et que la régression consécutive à la violence subie font émerger en "sidération"

- de les DIRE, autant que faire se peut, à autrui, pour esquiver une situation potentiellement traumatisante


c) les processus de théâtralité et leur paradigmes

- idéologiques (archétypes cinématographiques, iconographiques) - personnels (scènes archaïques d’oppression: repérage de ses propres peurs / positions inconscientes dans le groupe)

Tou(te)s ont eu quelques difficultés à examiner et à verbaliser le type de projection que leur phénotype et leur emblématique ("look") induisent généralement.

L'humour a cependant permis de repérer certaines évidences: 

- certain(e)s jouent fort bien de cette théâtralité, alors que d'autres s'en méfient, la dénient (et/ou en souffrent?)

- la "masculinité" (d'aucun(e) diraient "le machisme") induit des projections cinématographiques du type "Rambo" ou "Sauveur", qui peuvent induire à leur tour ou renforcer la violence...d'où l'intérêt de constituer des groupes MIXTES autorisant tous les types de projection.


L'accent a été mis sur le fait que:

- il est toujours possible de maîtriser voire de subvertir ces emblématiques, par un gestuel et une parole maîtrisés

- le groupe peut intelligemment jouer de ces emblématiques (ex: auprès de quel personnage un patient va-t-il quêter Loi, protection, connivence complice?...)


Faute de temps, nous nous sommes contentés d'aborder sommairement les paradigmes théâtraux: souhaitons que cette sensibilisation permet de reconnaître qu'un patient (et aussi qu'un... Institutionnel...) rejoue "la scène du II" dont il sait (expérience personnelle et/ou film ou feuilleton télévisé) qu'elle a quelque efficacité. Une étude plus longue impliquerait une analyse sémiologique des schèmes d'agression, par exemple en décortiquant des images cinématographiques.



3) analyse & jeu théâtral:


a) les paramètres qui engendrent & accroissent la violence

- gestuel

- comportements verbaux et non verbaux

- topologie (confinement/ouverture, etc...)

- comportement institutionnel (flou, doute, etc...)

Les participants ont "joué le jeu" (cf.II2a), en INSISTANT SUR LE COMPORTEMENT INSTITUTIONNEL: certains groupes ont investi la formation comme "groupe de parole", en redondance avec la Supervision en œuvre par ailleurs: les interventions ont débouché sur un complément de formation: éléments d'Analyse Institutionnelle (essentiellement repérage des "positions*" dans le groupe, lieu d'investissements fantasmatiques):


     “Objets” intérieurs                        “Objets” extérieurs


                                   chef institutionnel  - autres  - groupe       monde extérieur

                                                              (individus) (Institution)

a) pos.persécutive:                -**                 -                  -                    +**

(le Rebelle)

b) défense maniaque:             +                    +                    +                   -

(le Fanatique)

c) pos. dépressive:                  +                  -                      -                    +/-

(le Chouchou)

d) défense hystérique:            -                  +                      -                    +/-

(le Copain)


*: qu’elles deviennent “postures” volontaires...

**: +/-:  discours laudatifs & péjoratifs "projetés" sur autrui et l'Institution, 


Les analyses, sommaires faute de temps, ont permis semble-t-il la compréhension fine des divers systèmes de projection qui traversent un groupe, et dont les quatre schèmes principaux sont nécessaires, faute de quoi le groupe dérive & meurt....


b) les paramètres qui calment & canalisent la violence

- signifier la Loi (schèmes verbaux & non verbaux)

- maîtriser les rythmes (acmé, puis ralentissement)

- mettre en place d’une “issue symbolique” (parole, gestuel)

Le savoir-faire des participants est évident, malgré tout il y a difficulté à signifier la Loi sans emprunter à la théâtralité de l'agression ou de la séduction, ce qui prête à la confusion, voire à la perversité. Il semble que la "culture" des "soignants"  (réputés comme par essence "bienveillants" et "sains") soit parfois une gêne pour être l'expression coercitive de la Loi qui, exprimée trop tard, est trop colorée d'affect, d'humeur personnelle et caractérielle.

Une difficulté subsiste à maîtriser les discontinus, plus précisément à les signifier au patient ou aux membres de l'équipe: tout se passe comme si les personnes étaient soumises à l'inertie des personnages (ex: redevenir "soignant" après avoir été coercitif, calme après avoir été énergique)




Published by taneb
commenter cet article
27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 08:19

Sources:

- la Clinique: si ces conditions sont biaisées, voire absentes, à terme on trouve de la pathologie, c’est-à-dire de la souffrance: une difficulté pour l’enfant à “grandir”, à trouver sa place dans le monde, à être “intelligent” (= modifier le RÉEL si possible -en s’en donnant les moyens!-, OU s’y modifier avec souplesse, en compensant ses frustrations pas du SYMBOLIQUE), à accepter la différence, l’échec, l’inopiné et la nouveauté.

- les diverses Mythologies qui, en proposant des “pédagogies de vie -pour l’Individu et le Collectif-, proposent toutes (voire “imposent”) la PROHIBITION DE L’INCESTE, condition nécessaire à la continuation des générations sans être inhibé (écrasé) par la génération précédente



En bref:

- FONCTIONS MATERNELLES: “couver, protéger, narcissiser, pérenniser un “nid” refuge, nourricier, contra phobique, établir une LANGUE -toujours qualifiée de “maternelle”!!! PRIVÉE... Corollaire: risque d’enfermement, de castration de possession, d’emprise totale, de manipulation, de contrôle: le “Moi” de l’enfant est “insubstanciel”, téléguidé par d’efficaces contrôles d’autant plus pervers qu’ils sont invisibles (Mères “intelligentes” pleines de bonnes intentions...). Risques majeurs: anorexie future, comportements suicidaires, oppositions féroces à l’adolescence sans que le Moi de l’enfant puisse “digérer” sa mutation)


- FONCTIONS PATERNELLES:

- “enlever” l’enfant à la sphère utérine, au nid, lui apprendre le monde l’étrangeté l’inopiné le risque, les codes plus universels

- apprendre la multiplicité des “codes & usages”, par des rituels étrangers à ceux de la Mère; l’enfant DOIT comprendre et maîtriser rapidement 3 puis 4 codes:

a) le code maternel, et ce dès la naissance (puisqu’il est le seul, essentiellement non verbal, impérieux et ... impérialiste

b) le code paternel, (surtout vers 2/3 ans), différent (pas le même toucher musculaire, pas les mêmes gestuels, pas la même gestion de l’espace, du temps, de l’intensité sonore etc...

c) le code “familial” (père + mère + enfant), avec des rituels spécifiques

d) le code “extérieur” (nounou, puis école, etc...)



Il est LÉGITIME que la Mère soit “impérialiste”, il est tout aussi LÉGITIME que le Père s’approprie son enfant (se fasse adopter par lui!), dans des temps et des lieux et des rituels spécifiques.


PS les fonctions "MATERNELLES" ET "PATERNELLES" ne sont pas réductibles à "masculines" et "féminines": nous sommes dans l'odre du SYMBOLIQUE,  le PHALLUS n'est évidemment pas le PÉNIS... DIT AUTREMENT, IL PEUT Y AVOIR PLUS DE DIFFÉRENCES ENTRE UN HOMME & UN HOMME, UNE FEMME & UNE FEMME, QU'ENTRE UN HOMME ET UNE FEMME.....

Published by taneb
commenter cet article