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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 14:04

 

Plusieurs familles « entendent » mal les régressions de leurs enfants -propreté remise en question, conduites alimentaires « sales », gestuel & langage déconstruits, etc...- et s'en inquiètent.

Une analyse plus détaillée est disponible dans le document « pré-ado », qui explique la nécessaire régression pour une reconstruction de l'appareil psychique, cependant pour le confort (!) parental, voici une stratégie pour empêcher que l'enfant ne s'enkyste dans une posture sans pouvoir en changer...

 

L'objectif est de permettre à l'enfant de "cliver" ce qu'il vit en DEUX "postures" (et donc DEUX langages, DEUX ensembles de rituels):

 

- la situation "RÉELLE", celle de l'école, de son âge, des relations avec les autres: le code, aussi complexe que les langages adultes, reste souvent énigmatique pour les adultes, alors que pour un enfant/pré-ado/ado la conscience de l'IMPAIR est parfaitement claire, et... angoissante si les conceptions, les goûts parentaux sont trop impérialistes (cf. la honte ô combien toxique quand « on » vous force à porter un gilet, un corsage, des chaussures « hors d'âge »...)

 

- la situation "SYMBOLIQUE", qui donne corps à son Imaginaire dans le monde familial: les parents peuvent accepter la phase régressive, en la limitant dans l'espace et le temps, et EN DISANT CLAIREMENT QUE C'EST DU JEU, "POUR DE SEMBLANT", "POUR DE FAUX".

 

 

Exemple: « tu es fatigué(e)? OK, on va jouer le bébé! » :la mère prend alors une attitude de « mère de bébé » : "On dirait que tu redeviens un moment bébé et moi maman de toi bébé!":la théâtralité, surjouée par la maman et l'enfant, VA OEUVRER COMME CATHARSIS, et en général l'enfant une fois bien régressé dans des moments spécifiques répétés .... se lasse de ce "sur-jouage" et passe à autre chose...

 

 

Pour mémoire, c'est le même processus qui permet aussi à un enfant de "dépasser" une phase agressive (par rapport à la Mère, le Père, un cadet, etc....) c'est ce que l'on nomme l'élaboration du champ symbolique.

De même, jouer à la dînette, "faire comme si", ""pour de faux": cela fonctionne si les limites d'entrée et de sortie de cet espace ""théâtralisé" sont NETTES (on joue.... & on arrête de jouer).

 

N.B. Le même « surjouage » peut permettre de réguler les conflits conjugaux, voire... sociaux; dans cette optique, les « mises en scènes » des grèves, des manifestations participent sans doute de rituels symboliques... sauf quant une blessure ou une mort viennent rappeler que le RÉEL peut faire irruption au coeur même du SYMBOLIQUE. Les manifestations de 68, avec des étudiants plutôt « joueurs » et des CRS conscients de Charonne (morts réels en 62!), n'ont pas donné lieu à des blessures graves: les manifestations actuelles, les types d'armement et d'affrontement, restent flous quant au «rituel théâtralisé » et à l'affrontement «réel »

PS le dernier point, caricatural, sera prochainement précisé et éclairé...

 

 

 

 

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Published by taneb
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